Nenets children by a reindeer sledge in the tundra 100km north of Yar-Sale, Yamal Peninsula, Arctic Siberia

enfants Nenets devant un traîneau de rennes, Péninsule de Yamal

 

 

Ethique

Rendre visite à un groupe tribal ou nomade pourrait soulever des préoccupations : perturber leur vie ou menacer leur culture s’il y avait une trop grande exposition au monde extérieur. Concernant les Nenets de la Péninsule de Yamal, cela est quelque peu différent.

Dans les années 1930, le gouvernement soviétique ont commencé à retirer de force les enfants Nenets de leurs parents pour les éduquer dans des pensionnats. Dans les années 1960, la majorité des enfants Nenets était scolarisée. Cette pratique continue aujourd’hui, ce qui veut dire que tous les Nenets de Yamal ont été à l’école, voir à l’université. 50% d’entre eux, après avoir terminé leurs études, retournent dans la toundra vivre le restant de leur vie comme nomades éleveurs de rennes.

Autrement dit, La culture Nenets est si forte qu’il semble possible pour eux de prendre ce qu’il souhaite de la société en général, sans laisser celle-ci atteindre leur identité culturelle. Ils ont une expérience dans les deux mondes et font leur choix ensuite : 50% choisissent le nomadisme et 50% autres choisissent de vivre dans les villages de la Péninsule de Yamal. Ceux qui choisissent la vie de nomades, le font car ils le veulent et non par obligation. Les éleveurs de rennes que les voyageurs de Yamal Peninsula Travel accompagnent, reçoivent en compensation de l’argent qui leur permettent d’acheter les provisions et les outils nécessaires à augmenter la taille de leur troupeau de rennes.

Securité

Alors que dans les grandes villes, il y a une multitude de menaces liées à la sécurité – crimes, accidents de voiture… – aucune de celles-ci n’existent dans la Péninsule de Yamal. La seule chose qui pourrait potentiellement être une menace ici, serait le froid (et ça seulement en hiver).

Il existe un proverbe dans le Grand Nord de la Russie, où les nomades doivent passer des hivers entiers à l’extérieur par -50°C, qui dit : “Il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements.” Et cela s’avère vrai. Habillé avec la fourrure de rennes des Nenets, l’auteur de ce site a passé 8 heures en extérieur dans la Péninsule de Yamal par -50°C en Janvier. Il s’est senti au chaud les 6 premières heures. Les deux dernières ont été un peu moins faciles mais rien de sérieux.

La principale inquiétude des gens de l’Ouest quant aux lointains voyages dans l’Arctique s’explique probablement par les histoires des explorateurs qui ont péri de froid et de faim dans le Nord lors d’expéditions durant les siècles précédents. Le plus triste est que beaucoup de ces explorateurs sont morts tout près de ces villages indigènes, qui vivaient là heureux et confortablement depuis des millénaires et qui auraient pu sans aucun doute les aider. Le problème est que les explorateurs voyaient les autochtones comme des sauvages, desquels il fallait rester éloigné. Leurs capacités à attraper des phoques et à réussir à rester au chaud dans un tel climat étaient vu comme de la sorcellerie démoniaque ou quelque chose d’inné à leur culture sauvage qui ne pouvaient pas être transmises aux Européens civilisés.

La moral de l’histoire? Aucun endroit n’est extrême ou dangereux pour les gens qui ont l’habitude de vivre là bas, qui y ont grandi et qui ont appris comment y survivre depuis des milliers d’années. Bien que pour nous la toundra semble être un endroit assez extrême, pour les Nenets c’est leur maison et avec une famille Nenets qui s’occupent de vous, vous serez entre les meilleures mains pour une telle expédition. Tout comme il pourrait paraître extrême et difficile pour un indien d’un village isolé d’Amazonie de circuler et de se retrouver dans une ville moderne – “Il y a des objets à 4 roues partout qui tuent et peuvent vous paralyser et qui rejettent des gaz toxiques, mais personne n’a l’air de s’en inquiéter, tout le monde l’air de savoir quand il faut traverser la rue mais je ne parviens pas à le savoir!” – S’il avait un guide local qui l’accompagnait et prenait soin de lui, il saurait absolument bien s’en tirer sans danger.

Les chances que quelque chose ne se passe pas bien dans la Péninsule de Yamal sont aussi grandes que celles qu’il vous arrive quelque chose en marchant dans la rue dans une grande ville. La seule différence étant que s’il vous arrive quelque chose dans une grande ville l’accès à une aide médicale est rapide, ce qui n’est pas le cas dans le Yamal. Si par malheur vous avez une intoxication alimentaire ou vous cassez une jambe, en hiver, cela pourrait prendre plusieurs heures pour regagner l’hôpital le plus proche en motoneige.

En résumé, il est essentiel de prendre une bonne assurance qui vous couvre même dans cette région et qui inclut les activités prévues pendant le séjour. Vous aurez aussi besoin d’un téléphone satellite que le réseau capte dans cette partie du monde, Iridium par exemple. Vous pouvez vous en acheter un ou en louer un avant d’arriver ou vous en procurer un à Moscou. La location coûte US$25 par jour, une caution de US$2500 est demandée et les appels sortants coûtent US$1,50 la minute. Les téléphones Iridium peuvent être achetés neufs en ligne pour US$800 ou d’occasion pour environ US$400 sur Ebay.

 

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